2013 : "Troubles du sommeil : les repérer et agir"

    Méthodologie

    L’étude fait d’abord un point détaillé sur les différents troubles du sommeil et sur leurs origines possibles : médicales, psychologiques, environnementales…

    Elle présente ensuite les résultats des questionnaires (PSQI) renseignés par les  7 376 personnes qui ont bénéficié en 2012 d’un bilan de prévention dans l’un des 14 centres Agirc et Arrco. 434 personnes présentant une mauvaise qualité de sommeil ont bénéficié d’un enregistrement ApnéaLink.

    Enfin, 28 personnes ont fait l’objet d’une évaluation de l’impact de l’atelier sommeil proposé par le centre de prévention, par comparaison avec un groupe témoin.

    Résultats

    Premier enseignement : la proportion de personnes souffrant d’un sommeil de mauvaise qualité est significative puisque 51 % des répondants étaient dans ce cas. Elle augmente avec l’âge, le sexe et varie également en fonction de la situation familiale (les femmes veuves/séparées/divorcées sont plus touchées que les autres). Les personnes ayant déclaré aider un proche dépendant sont également plus concernées. Autres facteurs déterminants : la situation financière et l’étendue du réseau social, ainsi que le ressenti par rapport à son propre état de santé.

    Deuxième enseignement : l’importance du risque de syndrome d’apnée du sommeil. C’était le cas pour 44 % des personnes détectées comme souffrant d’un sommeil de mauvaise qualité. Cette pathologie, 4 à 5 fois plus fréquente chez les personnes âgées que chez l’adulte d’âge moyen, reste pourtant mal connue des professionnels et donne souvent lieu à des diagnostics erronés… et à des prescriptions inadaptées, voire préjudiciables dans le cas des hypnotiques. 

    La qualité du sommeil et l’état de santé sont étroitement liés. Certaines pathologies comme les maladies d’Alzheimer ou de Parkinson, le syndrome d’apnée du sommeil, l’anxiété ou plus fréquemment des douleurs (rhumatologiques, musculaires, etc) peuvent altérer la qualité du sommeil. Inversement, des insomnies chroniques peuvent dérégler le métabolisme ou susciter des troubles de la vigilance ou de l’humeur. D’autant qu’avec l’âge, le sommeil se modifie naturellement. Qu’ils soient réels ou ressentis, les troubles du sommeil méritent donc une attention renforcée chez la personne âgée. 

    Conclusion

    Cette étude démontre l’intérêt d’inclure la question du sommeil dans une approche préventive. Quand une pathologie réelle est détectée, le patient est orienté vers les professionnels compétents pour une prise en charge médicale. Dans les cas (majoritaires) où les troubles du sommeil résultent de mauvaises habitudes ou conditions de vie ou de prescriptions médicamenteuses inadaptées, c’est l’approche collective qui est privilégiée : conférences et échanges entre seniors et professionnels, ateliers sommeil ou relaxation… Et ça marche ! 64 % des personnes ayant suivi ces ateliers ont amélioré la qualité de leur sommeil.

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