Les actions en lien avec les centres de prévention

    Depuis plus de dix ans, les caisses de retraite complémentaire Agirc et Arrco ont réfléchi à une stratégie d’accompagnement des populations aidantes, pour leurs besoins propres et non pas uniquement par la « prise en charge »  de la personne aidée. Il s’agit de s’appuyer sur les centres de prévention, pour cibler les aidants et les informer.

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    Qui sont les aidants ?

    La charte européenne de l’aidant familial de COFACE-Handicap définit l’aidant familial comme  « la personne non professionnelle qui vient en aide à titre principal, pour partie ou totalement, à une personne dépendante de son entourage, pour les activités de la vie quotidienne. Cette aide régulière peut être prodiguée de façon permanente  ou non et peut prendre plusieurs formes, notamment : nursing, soins, accompagnement à l’éducation et à la vie sociale, démarches administratives, coordination, vigilance permanente, soutien psychologique, communication, activités domestiques… ».

    Ainsi, les aidants familiaux restent les acteurs principaux, qui à ce jour ne s’inscrirait dans aucune organisation structurée et dont les besoins propres commencent seulement à être pris en compte.

    Certaines données sont de nature à influencer leur présence aux côtés des aidés : le nombre des aidants va se stabiliser, voire sensiblement diminuer, alors que celui des aidés va augmenter. Ainsi, les projections du rapport entre le nombre d’aidants et celui des aidés se situent à 2,4 à l’horizon 2020 contre 2,6 en 2000.

    De plus, les aidants  sont en très grande majorité les proches, notamment la famille, les femmes, fille et belle-fille. Or, leur présence ou leur disponibilité à l’ère de l’éclatement familial, de la croissance du travail féminin, voire de l’internationalisation, ou encore de l’allongement de la vie professionnelle (aujourd’hui, les aidants se situent principalement entre 45 et 79 ans) constitue une variable plus qu’incertaine. Certes, le congé pour les aidants est devenu réalité depuis 2006, mais sa durée de trois mois renouvelable dans la limite d’un an, reste inférieure aux besoins.

    Aussi, qu’il s’agisse des enfants, moins nombreux et plus dispersés, ou des conjoints, plus âgés et plus fragilisés, le pilier familial nécessaire au soutien à domicile (80 % du soutien à domicile est organisé avec des aidants familiaux) doit être consolidé par un recours facilité (et existant) à des réseaux professionnels en nombre suffisant pour répondre aux besoins.
    Toutefois, une augmentation du nombre de professionnels supposerait parallèlement un accroissement des financements correspondants. Ce scénario semble difficile à imaginer et ce d’autant que le poids du financement tant par les organismes publics (conseils généraux, CNSA, Assurance maladie) que par les familles atteint ses limites.

    Ainsi, si le choix du plus grand nombre est constant : « rester et vieillir à domicile », la faisabilité reste fragile, notamment pour les plus âgés ou les plus dépendants.

    Quelles aides ?

    Les formes d’actions les plus répandues sont les conférences-débats, les ateliers, les sessions d’échanges et d’information, les groupes de parole proposés aux aidants.
    Les thèmes les plus fréquemment abordés sont :

    • la connaissance de l’environnement : l’accompagnement d’une personne en perte d’autonomie, l’organisation du soutien à domicile...
    • la connaissance des pathologies et de leurs conséquences : la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson, la communication avec une personne désorientée, l’accompagnement psychologique...

    Les institutions de retraite complémentaire orientent les aidants vers les centres de prévention Bien Vieillir Agirc-Arrco afin d’engager une approche préventive particulièrement opportune au moment de cette situation de vie.

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