Aider les aidants familiaux

    Les enjeux de l'aide aux aidants

    En France, selon les dernières estimations, 4,3 millions de personnes sont considérées comme aidantes d’un proche âgé et 4,5 millions d’un proche en situation de handicap.
    20 % des personnes âgées seront dépendants en fin de vie avec dans la quasi totalité des cas une fragilité qui n’excédera pas 6 mois. Mais les situations de perte d’autonomie peuvent parfois durer plusieurs années, en particulier pour les maladies invalidantes où l’accompagnement est alors durable.

    Le recours à l’aide augmente graduellement avec l’âge. 50 % des aides à domicile sont apportées exclusivement par des aidants non professionnels.  L’âge moyen de l’aidant de la personne âgée est de 59 ans. Près d’un aidant sur deux est en activité professionnelle.

    La vie des aidants est bousculée et en particulier la frontière entre vie privée et vie sociétale. La souffrance des aidants résulte de cette recherche de conciliation permanente. Il faut continuer à « être » (tout en arrêtant parfois de travailler…) ; le cercle des proches se restreint ; la famille peut aussi s’éloigner…

    Selon une étude internationale, la surmortalité moyenne de l’aidant d’un proche âgé est de 63 % par rapport à sa génération de référence.

    En France, selon plusieurs études et rapports, il existe un décalage persistant, entre les attentes des aidants en termes d’aides, y compris en matière de répit, et les prestations existantes.

    Les moyens

    Depuis de nombreuses années, les caisses de retraite Agirc et Arrco ont développé une stratégie d’accompagnement des populations aidantes pour leurs besoins propres et non pas uniquement par la « prise en charge » de la personne aidée.

    Sur la période 2009 à 2013, ce sont plus de 144 000 aidants, qui ont été accompagnés au travers tant des comités régionaux de coordination de l’action sociale Agirc-Arrco, que d’actions déployées directement par les caisses de retraite complémentaire. Les réponses diversifiées (conférences débats, sessions d’échanges et d’information, groupes de parole, séjour de répit) et organisées au plus près des besoins, sur l’ensemble du territoire, expliquent ces résultats.

    L’engagement des caisses de retraite Agirc et Arrco n’a pas d’équivalent.

    Sur la période 2014-2018, les régimes de retraite Agirc et l’Arrco intensifient leurs actions et en font  une orientation prioritaire à part entière.

    Les axes stratégiques

    • Favoriser l’émergence de solutions permettant aux aidants de préserver leur vie personnelle et professionnelle ;
    • Rompre l’isolement et faciliter l’accès aux solutions de répit ;
    • Proposer des soutiens psychologiques pendant et après les situations d’aide.

    Deux types d’actions mises en œuvre 

    Les actions communes à toutes les caisses de retraite Agirc et Arrco (encore appelées socle commun) :

    • Déployer des actions ciblées de prévention primaire à destination des aidants, en s’appuyant notamment sur les centres de prévention Bien Vieillir Agirc-Arrco ;
    • Repérer les aidants dans le cadre de la mission Ecoute, Conseil, Orientation (ECO) Hébergement et développer des actions répondant à leurs besoins (au travers des comités régionaux de coordination de l’action sociale Agirc-Arrco, par exemple) ;
    • Promouvoir et développer des solutions de répit diversifiées dans le parc des établissements Agirc-Arrco.

    Les actions spécifiques menées par les caisses de retraite concourant à la mise en œuvre des axes stratégiques.